Anne Hidalgo n'excuse pas Jean-Yves Le Drian

18 Mars 2010 , Rédigé par verts bigoudens

Invitée de l'émission C à dire sur France 5 le 16 mars, Anne Hidalgo évoque le cas Le Drian. Comme elle le sous-entend dans la retranscription ci-dessous, en Bretagne le PS peut encore se montrer arrogant et hégémonique.

"L’accord annoncé lundi 15 mars 2010, dans la confusion, a été officiellement scellé ce mardi. Les listes de gauche - du PS au Front de gauche en passant par le PRG, Europe Ecologie et le MRC - ont fusionné dans toutes les régions, à l’exception de la Bretagne et du Limousin.

Se réjouissant "à la fois de la rapidité, mais aussi de l’état d’esprit dans lequel" le rassemblement de la gauche pour le deuxième tour des élections régionales a été réalisé, la première adjointe au maire de Paris, Anne Hidalgo, souligne que "ces accords ont été portés dans chaque région sur des éléments programmatiques".

Aujourd’hui, dit-elle, "nous sommes rassemblés, à pied d’œuvre, sur le pont dans toutes les régions, et c’est une bonne chose, parce que on nous avait dit : ’le PS peut être arrogant, hégémonique’. Là, il y a eu beaucoup de générosité et de partage de part et d’autre, et on arrive à des accords très équilibrés".

"Il y a, certes, des situations spécifiques", comme en Bretagne. "Jean-Yves Le Drian qui a fait un très bon score, qui avait déjà dans son équipe des écologistes (...) a mesuré ses chances de gagner. Je ne l’excuse pas, parce que je crois qu’il faut, dès lors que l’on est engagé dans un parti, être solidaire de l’ensemble des décisions que nous prenons." Mais "c’est une situation sur vingt-deux régions" et "je pense que le commentaire à porter aujourd’hui nationalement, et que quand même, on a réussi ces accords. Ce n’était pas évident. Il y avait des éléments programmatiques, dans certaines régions, qui pouvaient poser des problèmes, mais des solutions intelligentes ont été trouvées", affirme notre invitée.

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