Une stratégie ambitieuse pour les énergies renouvelables

3 Janvier 2009 , Rédigé par verts bigoudens Publié dans #Energie

Article du Progrès de Cornouaille - 19 juin 2009

Janick Moriceau
Une stratégie ambitieuse pour les énergies renouvelables

A l'issue des sept réunions de travail qui ont réuni les membres du groupe 2 auquel participait Janick Moriceau, le bilan apparaît plutôt positif pour la vice-présidente de la Région chargée de la mer. "Je n'ai pas ressenti de rapport de force entre les différents partenaires et nous avons réussi à faire un rapport synthétique autour de huit thématiques fortes." Dont l'une tenait particulièrement à coeur à Janick Moticeau : les énergies marines renouvelables. "Il est apparu nécessaire de penser un plan ambitieux pour développer ces énergies en France, afin de favoriser l'émergence d'une véritable filière, en finançant des centres d'essais par exemple."

La signature et l'engagement du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo faits récemment à Brest d'une participation de l'Etat à hauteur de 100 millions d'euros pour le développement des énergie renouvelables de la mer sont un début. "Il est important de dynamiser la recherche dans ce domaine là", insiste la vice-présidente de la Région. L'objectif est de positionner la France à ce leadership international d'ici 2012.

Vigilance

Pour y parvenir, deux points semblaient particulièrement importants : une cohérence plus grande de la réglementation dans l'accompagnement législatif entre les différentes techniques de production (éoliennes sous l'eau, à la surface des mers, énergie thermique, développement de la biomasse ...) et un tarif de rachat  différencié selon les technologies. "Ce tarif doit être pensé en fonction de la maturité du projet. Par exemple, des éoliennes off-shore flottantes, éloignées de la côte, nécessitent un câble plus important et donc plus coûteux que celui des éoliennes installées sur le littoral. Le marché doit donc faciliter l'émergence de ces nouvelles technologies par le biais de dispositifs incitatifs."

Ce consensus trouvé sur le développement des énergies marines renouvelables n'a en revanche pas trouvé d'écho quant à l'indépendance des études d'impact sur les autres utilisations de la mer, comme l'extraction de granulats par exemple. "Je regrette que le Medef ait bloqué sur ce point car l'indépendance me semblait être une garantie indispensable au bien fondé d'un projet.." Malgré ces divergences, Janick Moriceau se dit globalement satisfaite du travail effectué au sein du groupe. Et espère surtout que cela sera suivi d'effets. "Nous serons très vigilants pour ne pas connaître les mêmes déconvenues que celles du Grenelle de l'Environnement ..."

Partager cet article

Commenter cet article